Pour la liberté de mouvement - Action contre les camps, contre les expulsions et l'exclusion Anti-lager-action-tourBramsche-Berlin-Eisenhüttenstadt-Halberstadt-Hannover-Neuss-Parchim/Tramm......ce sont quelques noms sur la carte de nulle-part, endroits d'exclusion de ceux qui doivent rester dehors, bien qu'en étant dans ce pays. Abschiebeknäste-Abschiebelager-Aufnahmelager-Ausreisezentren-Containerlager- Gemeinschaftsunterkünfte-Flüchtlingswohnheime-ZASTen.....c'est l'alphabet du langage des camps de refugiés en Allemagne. Pour exclure-pour effrayer-pour discriminer-pour humilier-pour enfermer-pour ignorer-pour rendre illégal-pour essayer d'oppresser-pour persécuter-pour violer-pour chasser-pour...... C'est la déclinaison de la privation de liberté pour les réfugiés dans les camps et ailleurs. Depuis la création du premier camp de réfugiés en Allemagne, des personnes se battent chaque jour contre cette vie dans les camps : Contre les conditions inhumaines dans lesquelles ils vivent, isolés dans des forêts profondes, dans d'anciens camps militaires, dans des zones industrielles et même dans des containers. Leur lutte contre ces nulle-parts est une lutte pour retrouver leurs dignités et le droit à l'autodétermination, une lutte contre le racisme légalisé, contre la persécution par des lois spéciales qui leurs dénient même la liberté de mouvement, minimisent leurs moyens d'existence, stigmatisent leur vie quotidienne, et leurs refusent même le droit aux soins médicaux. Une lutte contre ces conditions qui vous rendent fous et vous minimisent. Dans les prisons d'expulsion, les camps et foyers de réfugiés en Allemagne, le taux de suicides est le plus élevé d'Europe. Notre campagne contre toutes les formes de camps de réfugiés est une lutte contre les frontières qui nous divisent, nous classifient, nous isolent et nous rendent exploitables et faciles à contrôler. Nous ne participerons pas à cette classification et à cette exclusion de l'être humain ni au partage de la société et du monde entre zones pauvres et riches, entre ceux qui ont des droits et ceux qui n'en ont pas, entre zones de guerre et de non-paix. Nous allons nous battre pour miner ces relations de dominations, les clôtures autour des camps de réfugiés, et les frontières visibles et invisibles de ces régions et nous voulons partager notre expérience et notre résistance. Nous sommes unis dans notre lutte pour la libération. Notre autonomie est notre auto- organisation et notre liberté de mouvement décidées par nous-même. Notre résistance est contre toutes les formes de camps de réfugiés, contre la déportation, contre l'exclusion sociale et contre le contrôle de migration. Plus de camps - Ni ici , ni ailleurs! Camps de réfugiés isolés- partout dans ce pays, il y a des endroits qui n'apparaissent sur aucune carte. Nous voulons dessiner de nouvelles cartes. Cartes de résistance pour attaquer les murs et les clôtures visibles, pour les démonter, pour les contourner, les saper et prendre ce que nous voulons. Un « Non » pour notre résistance, un « Non » haut et fort. Pour la Liberté de mouvement - Itinéraire contre les campsNous demandons la fermeture de tous les camps : Prisons d'expulsion, camps de rétention et camps de sélection. Nous demandons aussi l'abolition de la loi sur l'assignation à résidence!Toute personne a le droit de vivre où bon lui semble.Partout en Europe, on note une augmentation des camps de réfugiés, mais également une résistance grandissante à leur existence. Avec ce Tour-Anti-Camp, de la Hollande à la frontière polonaise, nous voulons, pendant 17 jours, affirmer notre résistance à ce système de camps et de zones d'exclusion de manière visible et audible. Nous voulons soutenir activement les luttes dans les camps de réfugiés. Les politiciens et les bureaucrates responsables des camps et les entreprises et organismes qui en bénéficient seront également des cibles de notre résistance ! Le voyage et les trois camps d'action doivent être vus comme des "espaces d'expériences", un laboratoire de vie et de protestation communes et autogérées qui se nourrit des expériences des bordercamps antiracistes des dernières années, de la caravane pour les droits des réfugiés et migrants ainsi que des journées d'action contre l'"Ausreisezentrum" de Fürth en septembre dernier. Il y aura des espaces réservés pour les femmes-lesbiennes-transgender et il y aura des groupes de contact en cas d'agressions sexistes ou racistes. En cas de problème avec la loi raciste de la "Residenzpflicht" un soutien collectif sera assuré. Les informations sur les lieux et dates peuvent être trouvées sur le site internet(utiliser les numéros de téléphone si vous n'avez pas accès à Internet). Ceci est censé donner à chacun la possibilité de participer à des projets, au tour et aux actions, pour organiser des événements et des ateliers - c'est ce qui rend le tour vivant. Il y aura des cuisines collectives, une aide médicale et une tente d'information. Apportez des tentes et des sacs de couchage supplémentaires pour aider ceux qui n'en ont pas. Pour des places dans les autobus et le logement pendant le tour, consultez le site internet: www.nolager.de LES CAMPS DE rétention "Camps de départ"Début 1998, ont été ouverts en Allemagne les premiers camps spéciaux d'expulsion (Projekt X, "Ausreisezentren"). Ils représentent une nouvelle variante dans le système allemand des camps de réfugiés créés par les ministres de l'intérieur. Quoique l'exclusion ou la prétendue émigration "volontaire" soient les buts officiels des camps, ils sont en fait conçus pour illégaliser les migrants. Les réfugiés qui sont dirigés vers ces camps doivent faire face à tant de contraintes et de pressions que la moitié d'entre eux préfèrent se cacher et vivre sans aucun droit. Du point de vue officiel, c'est un succès, puisque cela engendre davantage de Sans Papiers et travailleurs irréguliers. Les réfugiés, dont la demande d'asile a été rejetée, mais qui ne peuvent être expulsés parce qu'ils n'ont, par exemple pas de passeport, sont assignés dans des camps derétention. Dans le jargon des bureaucrates, ceci s'appelle "Verfügung einer Wohnsitznahmeverpflichtung als Auflage zur Duldung", ce qui ne signifie rien d'autre que la détention. Ceux qui ont habité en Allemagne pendant un certain nombre d'années, doivent laisser leurs maisons, laisser leur ville et leur environnement social, peut-être leur travail, leurs gosses doivent quitter leur école et partir à des kilomètres de là avec leurs parents dans des camps de rétention. Là, les réfugiés se voient supprimer leur argent (de poche) et sont constamment contrôlés. Parfois leurs chambres sont inspectées, et leurs affaires personnelles, qu'ils sont censés ne pas posséder, sont emportées. Ils doivent régulièrement se présenter à l'inspection, se font interroger de temps en temps jusqu'à épuisement et sont mis sous pression pour enfin quitter l'Allemagne. Pour les réfugiés, cela signifie un haut niveau de stress permanent; il est difficile de s'imaginer les pressions psychologiques et les restrictions extrêmes qu'ils subissent quotidiennement. L'instauration des dénommés centres de départ dans différents Länder a été accompagnée d'une résistance à l'intérieur et à l'extérieur des clôtures des camps. En Bavière, le gouvernement n'a pu ouvrir de nouveau "centre de départ" suite à des protestations permanentes, particulièrement après les journées d'action à Fürth, l'année dernière. En attendant, en Bavière et en Basse-saxe en particulier, de nouvelles variantes de camps de rétention ont été ouverts, sans en porter officiellement le nom. A Bramsche (Basse-Saxe), sont envoyés des gens récemment arrivés en Allemagne et dont la procédure d'asile suit toujours son cours, mais qui n'ont soit-disant aucune chance de recevoir l'asile. BRAMSCHEA Bramsche-Hesepe, une ville proche d'Osnabrück et de la frontière hollandaise, une nouvelle forme perfide de camp de rétention a été créée: le Centre de réception fédéral (Last). Dans cette ancienne base militaire (plus tard devenu camp de transition frontalier pour les Allemands et les émigrants juifs de l'ex Union Soviétique), fonctionne, depuis novembre 2001, une entreprise chargée des départs. A L'origine, il était fait pour recevoir 200 personnes, mais en mars 2004 ce nombre a été augmenté jusqu'à 550. Théoriquement, les bâtiments peuvent abriter 1200 personnes. Suite aux protestations massives, dans le courant de l'année dernière, contre les conditions de vie dans le camp d'expulsion, les réfugiés mineurs, non accompagnés par leurs parents n'y sont plus assignés. Malgré cela, en mars de cette année, une école a été ouverte dans le camp, les soit-disant "classes de soutien", ainsi les enfants n'ont plus aucune chance d'avoir des contacts en-dehors du camp. Leur exclusion est de cette manière totale. L'IOM et le Service des Etrangers sont présents sur le camp, mais il n'y a aucun conseil juridique et aucune aide médicale ni psychologique. Tandis que le personnel du camp a été réduit d'un tiers, la police de Bramsche a obtenu, avec l'augmentation du nombre de places sur le camp, deux nouveaux postes budgétaires. Contre l'isolement et "l'illégalisation" des réfugiés et des migrants ! Personne n'est illégal !NEUSSA Neuss (dans le Land de Nordrhein-Westphalie) se trouve, depuis 1993, la seule prison d'expulsion pour femmes. Elle est située dans une rue calme au centre de la ville, cachée derrière un façade ordinaire. Actuellement environ 60 à 80 femmes y sont emprisonnées. Parmi elles, se trouvent fréquemment des femmes enceintes et des mineures. Les femmes sont arbitrairement enfermées dans des cellules faites pour deux ou six prisonnières. La nourriture leur est servie dans ces petites cellules de 9m². L'évier et les toilettes sont intégrées dans les cellules, séparés du reste seulement par un rideau. Les soins médicaux sont très insuffisant. Il n'y a aucun service psychologique pas plus que d'assistante sociale professionnelle ni de conseil juridique. La seule raison pour laquelle ces femmes sont emprisonnées ici, c'est qu'elles ont émigré en Allemagne.Les prisons de déportationLes prisons d'expulsion sont la forme extrême des camps de réfugiés en Allemagne. Cela implique d'être enfermé derrière de hauts murs barbelés, et ceci jusqu'à 18 mois, et être gardé par du personnel de sécurité armé. Les cellules, les heures de fermeture, le temps de promenade, les temps de visite limités, l'usage d'un téléphone restreint laissés à l'arbitraire du personnel pénitentière et de l'Etat. L'attente de l'expulsion ou se résigner soi-même à quitter le pays "volontairement" ne laissent aucune marge de manoeuvre. Un léger espoir de changement n'existe que pour ceux qui ont une assistance juridique. Dans les prisons d'expulsion, Il y a très souvent des grèves de la faim collectives et individuelles et aussi des tentatives de suicides, même des suicides. Par conséquent : Solidarité! A bas les prisons d'expulsion! Droit de résidence pour tous!!HANNOVERHanovre a un aéroport d'expulsion. D'ici, des réfugiés sont également expulsés par la force. Chaque année, 50 000 personnes sont expulsées d'Allemagne par la police des frontières allemande. À plusieurs reprises il y a eu des cas de mort, comme lorsque par exemple, le 28 mai 1999, le réfugié soudanais Aamir Ageeb a été étouffé pendant son expulsion de l'aéroport de Francfort par des officiers de la police des frontières allemande. À Hanovre-Langenhagen, tout à côté de l'aéroport, se trouve, depuis l'an 2000, la prison centrale d'expulsion du Land de Basse-Saxe. Sont détenus ici jusqu'à 250 réfugiés. Juste un an après son ouverture, le 8 décembre 2000, Arumugasamy Subramaniam, un réfugié tamil de 17 ans qui devait être expulsé vers le Sri Lanka, s'est pendu dans la prison. A l'avenir des réfugiés de Brême seront amenés ici, car les médecins de Brême ont décidé de ne pas devenir complices des expulsions comme les autorités l'espéraient. Le gouvernement d'Hanovre, sous le chancelier Schröder, était responsable du "projet X," le premier prototype allemand de "centre de départ". Le gouvernement CDU actuel fait l'apologie d'un système de camps de réfugiés fermés. Il aimerait bien empêcher toute solidarité potentielle avec les réfugiés dans les communes. A bas, les structures racistes! HALBERSTADTJusqu'à ce mois de mai, 1 000 réfugiés ont été enfermés dans le centre de réception (ZASt) de Sachsen-Anhalt, une structure composée de trois bâtiments en béton de cinq étages avec environ 1200 places. De là, les réfugiés sont répartis dans les districts du Land. La centrale de réception installée dans les bâtiments d'une ancienne base militaire de l'armée rouge est située à 7 kilomètres hors de la ville, à la campagne (à environ une heure de marche). Elle est clôturée, gardée par des caméras-vidéo et par du personnel de sécurité. La formation d'un ghetto est planifiée. Sur le terrain se trouvent les services détachés du service social et du service de santé, de l'agence fédérale pour l'identification des réfugiés (BAFl), du service des Étrangers et de la police fédérale. Environ 100 personnes résident au quatrième étage du premier bloc de ce dénommé centre de départ. Ce sont les "réfugiés possédant la pièce d'identité bleue." Après avoir vécu pendant un certain nombre d'années dans des logements dans diverses parties du pays, ils ont été envoyés de force dans ce camp, où leur odyssée en Sachsen-Anhalt a commencé. Mais cette fois, il n'est pas clair combien de temps ils devront y rester. Après deux ans, le gouvernement du Land a considéré le "Centre de Départ " comme étant un succès complet et a décidé d'en faire une institution cette année. Parallèlement aux mesures de répression déjà existantes - le refus de tout argent comptant, les aliments emballés, les soins médicaux limités, la délivrance de "Duldungen" seulement valides pour quelques jours et des interrogatoires constants, le ministère de l'intérieur introduit maintenant de nouvelles mesures. Le camp d'expulsion s'est agrandi de 250 places. Avec les hommes et les couples sans enfants, les femmes célibataires seront bientôt assignées dans un bloc de femmes séparé. Les réfugiés de la première réception seront séparés de ceux possédant la pièce d'identité bleue. De plus, le ministère essaye d'appâter des réfugiés avec l'allègements de quelques une des mesures répressives (comme la levée de l'obligation de résidence, la mise à disposition d'argent de poche ou l'offre d'un permis de travail) afin de leur extorquer une sorte de "coopération" pour l'obtention du passeport, une manière de les faire participer à leur propre expulsion. Détruisez toutes les clôtures! Logement pour tous ! Fermez tous les camps d'expulsion! PARCHIM, TRAMM/ZAPELDans le "Logement collectif" ("Gemeinschaftsunterkunft") de Tramm/Zapel, près de Parchim en Mecklenburg-Vorpommern, vivent 200 demandeurs d'asile, parmi eux des familles. Les enfants qui naissent ici ne connaissent de ce pays que le camp de rassemblement. Celui-ci se compose de trois bâtiments délabrés dans une ancienne base militaire. Il est situé au milieu d'une forêt, entouré de barbelés, sous surveillance-vidéo, renforcée à l'entrée par un chien de garde et le personnel de sécurité: c'est un système de surveillance bien structuré où chaque pas des réfugiés est enregistré. Dans chaque bloc il y a seulement deux cuisines et la prochaine ville où l'on peut avoir accès a un magasin est situé à 9 km du camp. La plupart des réfugiés n'ont pas assez d'argent pour l'autobus. Dans le camp, les protestations sont fréquentes: contre l'isolement, le contrôle, le manque de services médicaux, les prestations sociales réduites sous forme de bons (Gutscheinen). Par exemple, une peinture murale, réalisée la nuit, en face du service des Étrangers montre une porte ouverte avec derrière des barreaux. Le texte accompagnant cette image et revendiquant les droits des réfugiés traduit le désespoir et le sentiment d'emprisonnement dans ce camp. La police recherche toujours le peintre. Les résidants continuent à protester contre la vie dans ce camp en pleine forêt; ils l'appellent ironiquement " la maison de la jungle." Leur demande : déménager dans la ville de Parchim. C'est ce qu'ont obtenu les habitants de l'ex-foyer de Peeschen, après s'être bagarré pour cela. Bien qu'une directive du ministère de l'intérieur de 2001 stipule que tous les demandeurs d'asile doivent vivre à proximité d'un centre culturel, le camp de Peeschen n'aurait jamais été fermé sans protestations de l'intérieur. Les anciens résidants ont, par exemple, affirmé leurs revendications en gênant les employés du bureau d'Étrangers par un blocage de la route. Nous voulons soutenir la protestation des réfugiés de ce camp isolé et faire sentir notre colère au gouvernement du Land ! BERLINLa PRISON de BERLIN-GRÜNAU Grünau fait partie de la ville de Köpenick. Environ 210 personnes sont détenues ici dans le but de les expulser. Depuis plus d'un an, les détenus s'opposent aux conditions de vie inhumaines dans cette prison. Au début de l'année dernière, a eu lieu ici l'une des plus grandes grèves de la faim collective dans l'histoire des prisons allemandes d'expulsion. Nous apporterons quelque chose de bien à Berlin, afin de manifester notre colère dans la capitale.EISENHÜTTENSTADTA Eisenhüttenstadt, 120 kilomètres à l'Est de Berlin, le camp central de première prise en charge (ZABH) et la prison d'expulsion du Land du Brandenburg se trouvent ensemble sur le terrain d'une ancienne base militaire. Les deux sont situées dans une zone de 30 km le long de la frontière avec la Pologne, qui jusqu'à mai de cette année était la frontière de la Forteresse Europe. Cet endroit a mauvaise réputation. Il y a dans cette prison une pièce qui s'appelle la "cellule de pacification" dans laquelle les personnes sont enfermées pendant plusieurs heures et attachées. L'emploi de cette mesure inhumaine aurait pu soulever un scandale, mais jusqu'à ce jour presque rien n'a changé en dépit du rapport annuel du Comité européen pour la prévention de la torture (CPT) en 2000. Seuls les anneaux en métal fixés au plancher, utilisés auparavant pour attacher les réfugiés ont été enlevés et remplacés par un système de sangles attachées à un lit. Par exemple, l'année dernière, un homme a été attaché au total 42 heures en l'espace de trois jours et surveillé par vidéo pendant tout ce temps. Les soins médicaux dans la prison d'expulsion sont loin d'être suffisants: Le personnel médical se résume à une infirmière; un docteur vient seulement deux fois par semaine pour administrer seulement des calmants et des sédatifs. Les réfugiés disent eux-même, que dans les cas de maladies graves, ils ne peuvent même pas aller à l'hôpital où ils devraient payer leur séjour. Le groupe de travail "Étrangers et droit d'asile " de l'association allemande d'avocats a demandé au ministère de l'intérieur du Brandenburg d'avoir l'autorisation d'offrir une assistance juridique dans la prison de façon régulière. Cette demande a été rejetée par le ministre qui estime que le besoin ne s'en fait pas sentir. Actuellement, la durée maximum d'incarcération va de 1 à 5 ans. Même s'il ne s'agit que de quelques journées d'action, les gens à l'intérieur de la prison doivent savoir que nous sommes ici. Nous secouerons le système des prisons et des camps d'expulsion de L'Est à l'Ouest de ce pays! 20 au 24 août: Camp à BRAMSCHE (Niedersachsen), 22 août: Manifestation à NEUSS (NRW) (en particulier femmes lesbiennes transmobilisation) 25 au 26 août: HANOVRE 26 août: Journée d'action à HALBERSTADT (Sachsen-Anhalt) 27 au 31 août: Camp à PARCHIM-TRAMM/ZAPEL (Meck.-Pomm.) inclu. Journée d'action à SCHWERIN 01 Septembre: BERLIN 02 au 05 septembre: Camp à EISENHÜTTENSTADT (Brandenburg) Pour la libre circulation - ANTI-LAGER - TOUR D'ACTION contre la déportation et l'exclusion !Dans le dénommé "tiers monde," des millions de personnes sont mortes suite à la violence coloniale directe commise par les Etats de l'Ouest et ses conséquences. Aujourd'hui les gens de ces régions sont toujours exploités et exposés aux effets de la politique néo-colonialiste et capitaliste. Des millions de personnes fuient la guerre, la persécution ou émigrent parce qu'on leur a détruit leurs bases de survie. D'autres recherchent une vie meilleure. Les pays capitalistes se cloisonnent de plus en plus en même temps qu'ils militarisent leurs frontières. Il n'est pratiquement plus possible d'émigrer sans danger dans les pays occidentaux. Beaucoup meurent durant leur fuite. Néanmoins, nombreux sont ceux qui parviennent à atteindre leur but. Arrivés ici, ils doivent faire face à des attaques racistes, des contrôles et souvent sont obligés d'aller dans des camps, sont arrêtés et expulsés. Exclusion, contrôle, expulsion : le système décentralisé de camps de réfugiés en Allemagne.De nouveaux types de camps de réfugiés ont été développés ces dernières années partout dans le monde - cela vaut également pour l'Allemagne avec ses dénommés "centres de départ," qui ont juste pour but d'illégaliser et d'expulser. Les nombreuses formes de camp de réfugiés vont des petits hôtels au centre-ville aux logements collectifs énormes au milieu de la forêt, en passant par les camps de rétention jusqu'aux prisons d'expulsion. Par des lois racistes telles que la loi sur la Residenzpflicht, le régime des camps devient un système. En vertu de cette loi, les réfugiés ne doivent pas quitter le district dans lequel ils résident sans autorisation. Actuellement, approximativement 600.000 personnes sont soumises au système allemand de camp de réfugiés. A la fin de la chaîne, c'est pour le réfugié, la prison d'expulsion et le camp de rétention. L'issue en est de plonger dans l'illégalité des sans-droits ou être expulsé. Migration non-voulue, les objectifs politiques du système de camp de réfugiésAvec la modification de la loi sur les Étrangers de 1993 et la nouvelle loi "Asylbewerberleistungsgesetz" (AsylbLG), le droit fondamental à l'asile a été pratiquement supprimé. L'AsylbLG règle l'interdiction de travail pour les demandeurs d'asile et le soutien financier aux réfugiés sous la forme de paiement en nature. L'Allemagne doit ainsi devenir un endroit le moins attractif possible pour l'immigration, comme l'avait dit l'ancien président de Baden-Württemberg, Lothar Späth, aux festivités du premier anniversaire du premier camp collectif allemand de réfugiés : "nous voulons que le tam-tam dise - n'allez pas à Baden-Württemberg, vous serez placés là-bas dans des camps de réfugiés ". A cela se rajoute l'efficacité d'un bourrage de crâne sournoisement raciste. L'entassement organisé de réfugiés dans d'anciennes casernes produit l'image d'une "Allemagne envahie par les pauvres du monde". Exploitation et profit - l'organisation économique du système de camp de réfugiés.D'un point de vue économique, le système de camp de réfugiés fonctionne comme une sorte de charnière entre le marché du travail régulier et irrégulier. Dans les Länder avec un faible taux de chômage, le système de camp offre des réfugiés comme travailleurs bon marché pour les travaux non qualifiés - en Baden Württemberg 40% des demandeurs d'asile travaillent officiellement. Les habitants des camps de l'Allemagne de l'Est font des aller et retour entre leurs rendez-vous mensuels au bureau d'assistance sociale et leur travail en Allemagne occidentale - ils font partie des 1.5 millions d'ouvriers sans papiers qui effectuent le travail "sale" et physiquement dur. La prospérité se barricade - le système de "camp" de l'UE -Le système UE des camps de réfugiés se met en place. Une série de camps existe déjà aux régions frontalières de l'UE. Les réfugiés en route vers les centres capitalistes y sont détenus jusqu'à leur expulsion. L'administration de l'UE a également le projet d'ouvrir les dénommés " Transit processing center (tpc)" (Centres de transit) aux frontières de l'UE et dans les pays-tiers "sûrs". Les gens qui sollicitent l'asile dans l'UE seraient alors envoyés dans ces "tpcs" dans l'attendre d'une décision. La périphérie la plus externe du système de camp existe déjà sous la forme des dénommées "zones régionales de protection (rpa)" : les réfugiés devront être détenus dans des camps et gardés militairement, à proximité des zones de conflit. Cet internement est le résultat d'une étroite collaboration entre militaires, l'IOM et l'UNHCR. Ce concept de la détention régionale a été déjà appliqué pendant les guerres en Yougoslavie et en Irak ainsi que dans certaines parties du continent africain. Ce système de "camp" fait partie d'une tentative de contrôle, par tous les moyens, des migrations dans le monde entier et de leur canalisation selon les besoins économiques et politiques. Le droit aux droits - la face visible de l'iceberg.Le système de "camp" est la forme la plus extrême d'exclusion sociale des personnes sans passeport allemand. Les gens se voient accorder des droits différents et leur exploitation est réglée. Nous soutenons la lutte pour l'accès aux droits sans distinction, contre l'oppression et l'exploitation à tous les niveaux et dans toutes les structures de domination. Chaque femme et chaque homme a le droit de vivre où bon lui semble. Nous élargissons le concept du réfugié politique par le slogan : "nous sommes ici parce que vous détruisez nos pays." Ceci signifie rejeter la hiérarchisation des différentes causes de migration. Peu importe si les gens fuient la torture ou l'oppression, la mutilation génitale ou le mariage obligatoire, la famine, la pauvreté, ou cherchent les bases d'une meilleure vie. Ensemble nous avons la chance de combattre avec succès pour une meilleure vie partout. Beaucoup sont ici, nous sommes ici, et nous lutterons ensemble contre cette politique des camps de réfugiés et pour nos droits ! Le droit de rester, le droit de vivre, le droit de travailler, le droit à une vie dans la dignité ! Nous déclarons notre solidarité avec tous ceux qui ne respectent pas la Residenzpflicht, qui luttent pour de meilleurs conditions de logement, contre leur expulsion et pour leur droit de rester ! Www.nolager.de www.campbramsche.de.vu anti_lager_actiontour@no-log.org Infotel : 0163-4634594 The Voice Refugee Forum : 03641-665214, Handy: 0174-7295853 Brandenburg Initiative Group of Asylum Seekers: 0160-98623633 Donations Des récipicés de dons peuvent être délivrés pour exonération d'impôts si vous donnez votre nom sur le formulaire de virement Virement à: Arbeitskreis Asyl ViSdP: Dee Fencer, Waldweg 1, 65087 Grauwacke |

